Logo de Keyboards Recording
      S'inscrire

Filtres: Downloads Artistes Studio des potes Banc d'essai News

Media Box

mime type Kawai_1.jpg
mime type Kawai_2.jpg

Kawai K5000S

Article paru dans Keyboards/Home Studio n°112

01 janvier 1987

Après la sortie du K5000W fin 96, voici que débarque le K5000S. Equipé d'un panel de contrôle en façade et gagnant un super arpégiateur au passage, cette station de travail, plus axée «temps réel», ne manque pas d'atouts pour séduire. Attention : un K5000 peut en cacher un autre !

Ayant largement détaillé la base du K5000 dans notre essai du n°106 (la fameuse synthèse additive entre autre), nous nous attarderons sur ce qui distingue le K5000S de son aîné, à savoir un tableau de contrôle constitué de potentiomètres rotatifs, ainsi qu'un module arpégiateur très complet et programmable. Notons au passage la disparition du séquenceur ainsi que du mode GM... /medias/khs/112/article-1023/Kawai_1.jpg Il s'agit donc non seulement d'une nouvelle machine dans cette gamme, mais également d'une orientation différente de la part du constructeur, qui colle de plus près aux besoins de musiciens abordant d'autres styles musicaux.

Temps réel

La section Macro Control du K5000S se compose de vingt potentiomètres rotatifs : trois pour l'arpégiateur, un pour la vitesse du portamento, quatre assignables par l'utilisateur (et «mémorisables» pour chaque patch, une excellente initiative) et douze pour les paramètres généraux de synthèse, additive ou soustractive. Nous retrouvons donc des accès classiques comme le balayage de fréquence de coupure du filtre, la résonance ou encore le decay, qui cohabitent avec des réglages purement additifs tels le taux d'harmoniques hauts ou bas, les harmoniques de rang pair (even) ou impair (odd), ou bien encore le «FF bias» pour régler le décalage du filtre. Ces différents potentiomètres sont très souples et relativement précis, bien qu'il soit fortement recommandé d'être prudent en ce qui concerne les paramètres de synthèse additive, toujours très sensibles ! A ce titre, il eut été judicieux de séparer physiquement les boutons dédiés à un mode de synthèse spécifique. Les potentiomètres «user» se distinguent immédiatement grâce à la sérigraphie, de même pour le module arpégiateur. Il n'est pas toujours facile de comprendre un appareil qui propose deux modes de synthèse que sont, rappelons le brièvement dans le cas du K5000S, l'additive (avec filtres formants) et la classique soustractive accompagnant les formes d'ondes PCM. Alors, quitte à vouloir simplifier la démarche de l'utilisateur, pourquoi ne pas lui baliser le parcours de façon encore plus claire ? Une sorte de vocation pédagogique que les constructeurs pourraient avoir... Au passage, on devrait en profiter pour demander aux développeurs de chez Kawai d'appliquer un principe simple qui consisterait à visualiser automatiquement sur l'écran le paramètre sollicité par un bouton, ainsi que son changement de valeur. De fait, il n'y a pas d'interaction entre l'intervention temps réel sur les macro contrôles et l'affichage... En revanche, le gain de temps dû à la présence des boutons en face avant est considérable et tout synthésiste qui se respecte saura tirer parti de ce tableau «à tout faire». Du coup, revisiter des timbres complexes présélectionnés dans le K5000S devient presque un jeu d'enfant et nous dispense de la licence «math/physique/acoustique ». Histoire de nous rappeler que la création sonore comme la création musicale est aussi une affaire d'instinct, on retrouve avec ce synthé, l'envie d'explorer de nouveaux horizons sonores et mélodiques, en deux mots : l'envie de jouer. Il est indéniable que l'apport de ce panneau de macro contrôles sert au mieux les intérêts de ce type de station de travail.

L'arpégiateur

Quel plaisir de retrouver ce type de module dans un synthé aussi puissant ! Après avoir immédiatement testé des modes d'arpèges sur des sonorités additives, le résultat est très prometteur. Forcément, tous les sons planants avec de longues enveloppes sont à exclure (pour cause de temps de déclenchement et de relâchement). Par contre, tous les autres - dynamiques, secs, brillants - sont parfaits et on pourra, sans problème, confectionner de super lignes d'arrangement en deux temps trois mouvements ou l'inverse, selon son propre niveau musical et ses motivations personnelles. Les modes montants, descendants, aléatoires, sur une tessiture variable (une ou plusieurs octaves), sont aussi de la fête, ainsi que la possibilité de bloquer la ou les notes jouées, de séparer physiquement le clavier (split) afin de jouer d'un timbre non arpégé à droite pendant qu'un arpège s'exprime à gauche. Rien que du temps réel qui promet de nombreuses improvisations ! En outre, on peut programmer son propre mode d'arpège, rappelé ensuite grâce à la position «user» dans le choix de pattern d'arpégiateur. Une touche située en face avant actionne ou non l'arpégiateur. Bien au delà de certains gadgets, ce module s'avère puissant et prend toute sa dimension une fois programmé. On découvre alors le réglage de valeur de note, de la noire à la triple croche, le «gate», exprimé en pourcentage, qui défini la durée de chaque note (100% prolongera la note jusqu'à la suivante, une sorte de legato, un pourcentage minime donnant un effet staccato sur les notes), un paramètre de niveau qui permet de régler la dynamique des notes, et les fonctions «range lo» et «range hi» qui déterminent la limite basse et haute de la plage d'action de l'arpégiateur. Le tout est complété par le mode de jeu des notes : «pattern» les jouera une par une, selon l'ordre d'entrée, «trigger» les jouera simultanément et selon le motif sélectionné - ces notes joueront après avoir relâché le clavier. /medias/khs/112/article-1023/Kawai_2.jpg A l'inverse, «gater» jouera seulement quand les touches seront enfoncées. Voilà donc un arpégiateur pour le moins complet et très instinctif qui se synchronise, à l'occasion, avec le monde extérieur.

Petit rappel

Comme nous l'évoquions plus haut, le K5000S reprend les caractéristiques du K5000W, mais en partie seulement, au point qu'il est difficile de dire qu'il s'agit d'un modèle identique à quelques détails près. La disparition du mode GM et du séquenceur lecteur de MIDI Files affiche clairement la volonté de quitter le monde de la station de travail. En revanche, la présence du tableau de macro contrôles, ainsi que celle de l'arpégiateur, nous conforte dans l'idée qu'il s'agit d'un synthétiseur pur et dur. D'autre part, une extension mémoire est prévue (la ME-1, disponible en septembre au prix de 1 100 F), permettant de jouer avec 8 Mo de sons supplémentaires - les sonorités seront fournies sous forme de disquette. La multitimbralité de l'appareil passe d'ailleurs à quatre voies (quatre presets simultanés déclenchés par un ou plusieurs canaux MIDI) pour une polyphonie de trente deux notes maximum. Là encore, on s'éloigne gentiment du concept et des caractéristiques de base d'une station de travail pour se rapprocher d'un synthé sans concession.

Conclusion

Fort d'avoir prêté une oreille attentive aux remarques constructives des utilisateurs et de la presse qui a néanmoins salué dignement l'arrivée du K5000W, Kawai présente une nouvelle machine à la forte personnalité, empruntant à son aîné toutes les qualités et délaissant quelques petits défauts. Du coup, le K5000S s'adresse à un large public, même déjà équipé de station de travail, ainsi qu'à ceux qui sont en manque de sons originaux accessibles facilement. Le K5000 troque le W de Workstation pour le S de Synthétiseur en perdant au passage, quels milliers de francs puisque le prix public généralement constaté au 01/07/97 est de 10 600 F TTC. Une bonne nouvelle pour un très beau synthétiseur.

IN

L'arpégiateur, le panneau de macro contrôles, le son, les différents contrôles de modulation, le look.

OUT

La multitimbralité réduite, pas de lien directe entre l'action des boutons et l'écran (sauf pour le tempo de l'arpégiateur). Qualité des sons : ***** Ergonomie :**** Rapport qualité/prix : **** Nul *, insuffisant **, moyen ***, bon ****, excellent *****

CMDM .

Tags:

retour à la page précédente

Commentaires
Vous devez vous identifier pour émettre un commentaire. (formulaire en haut de page)
 
KEYBOARDS RECORDING est un magazine de Roularta Media France - Mentions légales - contact
- Habillage:

Partenaires: Guitar Part - Ciné Live