ICONNUE À L'ORIGINE SOUS LE NOM DE MIDINET, SWISSONIC S'EST SPÉCIALISÉE DANS LES CONVERTISSEURS AD/DA DE HAUTE QUALITÉ. APRÈS AVOIR ÉTÉ UNE DES TOUTES PREMIÈRES FIRMES À OPTER POUR LE 24 BITS, SWISSONIC S'ATTAQUE AUJOURD'HUI AU MARCHÉ DES PÉRIPHÉRIQUES AUDIO INFORMATIQUES. L'USB STUDIO D REPRÉSENTE UN COMPROMIS INTELLIGENT ENTRE DTD ET MIXEUR, LE TOUT SANS CARTES ADDITIONNELLES.
Quand les petits racks Midinet étaient sortis, nous avions été conquis par leur qualité. Depuis, la société suisse a peaufiné son concept et affûté ses armes face à une concurrence redoutable. La gamme des produits s'étoffe au fil des ans avec une régularité d'horloge !... Le principe de cette interface repose sur l'exploitation de l'USB, nouveau standard de périphérique équipant les Mac mais aussi les PC. Ce protocole, dont certains parlaient il y a encore peu de temps comme d'un système inadéquat, a conquis suffisamment de développeurs pour s'imposer aujourd'hui comme un vrai système d'avenir.
Il faut dire que la norme a bien évolué depuis 2 ans. Grosso modo, l'USB peut servir à raccorder une imprimante, un clavier informatique, une souris, mais aussi des mémoires de masses (pour le stockage uniquement) et des interfaces audio ! Ce n'est d'ailleurs pas vraiment une nouveauté car nous avions testé l'an passé l'UA 100 Roland, qui proposait ce type de fonction. Ce nouveau port de connexion, très polyvalent, accepte donc de passer de l'audio dans les deux sens, en temps réel, à quelques restrictions près... La première (et la principale) est le nombre limité de pistes simultanées tant à l'enregistrement qu'à la lecture, débit oblige !
Le tour du propriétaire...
Voilà un rack bien rempli ! Le moins que l'on puisse en dire, c'est que Swissonic joue à fond la carte de l'intégration. Avec les réglages de niveaux de 2 entrées micro, 1 instrument (guitare par exemple), 1 phono ou ligne, de 4 paires d'entrées stéréo et d'une entrée digitale, difficile de prendre en défaut la partie contrôle de gain de l'USB Studio D. Complétée par le réglage du signal audio arrivant de l'ordinateur via l'USB, le niveau d'enregistrement, la sortie digitale (réglage par bouton rotatif comme sur l'entrée), le niveau «monitor» et le réglage de niveau de casque jouxtant la prise elle-même, la face avant peut s'enorgueillir d'être une des plus complètes du marché ! Chaque bouton de réglage est accompagné d'un switch permettant de router chaque entrée vers le monitoring (comme une simple table de mixage) ou vers l'enregistrement (via l'USB qui acheminera le signal vers l'ordinateur). Un routing on ne peut plus simple mais diablement efficace. À l'arrière du rack, on retrouve toutes les prises correspondant aux réglages de la face avant et bien sûr la fameuse prise USB. D'ailleurs, comme tous les produits existant autour de cette nouvelle interface (l'USB !), point de renvoi de protocole... A croire que dès que nous parlons musique via l'USB, il n'est pas conseillé de faire passer autre chose par ce canal - contrairement à la norme elle-même, qui se vante de pouvoir cascader à loisir les périphériques...
Et avec ceci ?
Il n'y a plus qu'à travailler ! Le rôle de ce type de rack est d'acheminer des sources audio vers notre séquenceur audio favori et d'écouter nos morceaux sans avoir à démonter une UC pour y glisser une ou plusieurs cartes ou encore passer des heures à comprendre le fonctionnement d'une console numérique. Là, tout est simple et clair et la qualité des convertisseurs rappelle la conception et la fabrication suisse de l'ensemble. Actuellement, le système se comporte bien sous un environnement Windows et pose encore quelques problèmes d'ajustement en version Mac. Ceux-ci semblent fixés avec la dernière mouture de l'OS (on savait que l'USB chez Apple ne faisait pas très bon ménage avec l'audio... tout cela rentre dans l'ordre). D'ailleurs, une info importante du constructeur nous est parvenue : celui-ci met la dernière main à un driver ASIO, ce qui devrait enterrer définitivement tout problème de compatibilité. Pour le reste, il suffit de savoir router les entrées correctement (un jeu d'enfant) et penser à mixer l'ensemble des signaux qui transitent par la Studio D - rien de bien compliqué car entre les potentiomètres rotatifs et les LED qui nous renseignent à tout moment sur les flux de données et leur intensité, difficile de commettre des erreurs.
Conclusion
Pas vraiment nouvelle mais extrêmement complète, l'USB Studio D remplit sa tâche sans broncher (et sans souffler !). Les réglages sont simples et la diversité des entrées/sorties permet d'envisager de se passer de table de mixage périphérique. Bien sûr, cette interface ne peut pas décupler les possibilités de l'USB même, mais dans une utilisation raisonnable, le studio pourra se limiter à l'ordinateur et à celle-ci (outre les instruments de musique, un minidisc ou DAT et la machine à café). La qualité de fabrication mérite le détour et le prix est somme toute assez intéressant en regard des possibilités offertes. Un bon investissement pour tous possesseurs d'ordinateurs pourvus d'USB.
IN
Le concept, le côté compact et autonome, la qualité de conversion.
OUT
Le rack un peu surchargé, le manque de stabilité dans le monde du Mac (en voie de résolution), le côté un peu austère de l'ensemble.
CMDM
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