Logo de Keyboards Recording
      S'inscrire

Filtres: Downloads Artistes Studio des potes Banc d'essai News

Media Box

mime type Kurzweill.jpg

Kurzweil PC2

Article paru dans Keyboards/Home Studio n°144

01 janvier 1987

ISSU DE LA FAMILLE DES K2..., LE PC2 JOUE À FOND LA CARTE DE LA FACILITÉ D'UTILISATION ET DE L'ERGONOMIE. PRÉSENTÉ SOUS LA FORME D'UN CLAVIER DE CONTRÔLE AVEC GÉNÉRATEUR DE TIMBRES AUTONOME, L'INSTRUMENT EMBARQUE LES TOUTES DERNIÈRES TECHNOLOGIES D U FABRICANT ET VISE LES MUSICIENS À LA RECHERCHE DE QUALITÉ MAIS PARFOIS DÉROUTÉS PAR DES MISES EN OEUVRES COMPLEXES.

Deux modèles constituent cette nouvelle gamme : le PC2, doté d'un clavier lourd de 76 notes, et le PC2X qui bénéficie de 88 notes. Nous avons jeté notre dévolu sur le premier. Quand on connaît la philosophie Kurzweil, nul besoin d'ouvrir le manuel, tant les similitudes avec la gamme des K2500/2600 sont frappantes ! /medias/khs/144/article-1064/Kurzweill.jpg Pas moins de soixante-seize touches ornent la face avant du PC2 ! À cela, ajoutez cinq faders, un alpha-dial, deux molettes (bender), et ous aurez fait le tour du propriétaire... Autant dire que cette surface de travail en impose ! La simplicité d'utilisation se situe dans la sélection ordonnée des timbres par exemple. L'idée maîtresse reste bien d'essayer d'assigner une fonction à chaque bouton. Cela dit, compte tenu du nombre important de paramètres à gérer, certains switches servent plusieurs causes...

L'essayer, c'est l'adopter

Bon, la première impression est souvent la bonne ! Les essais préliminaires du PC2 se sont avérés satisfaisants. Le toucher est agréable (semi lourd) et les touches, clairement sérigraphiées, permettent de s'y retrouver aisément. En revanche, passé le stade des tests qui ne font appel qu'aux fonctions de base, le jeu se complique un peu. Seize touches servent à appeler des familles de sons. Jusque-là tout va bien, mais une fois écoutés ces timbres, on se dit qu'il doit bien y avoir autre chose sous le capot... Oui, mais pour découvrir les autres sonorités, il faut passer par l'alphadial, après avoir pris soin de bien placer le curseur de l'écran devant le programme inscrit ! Là, on retombe quelque peu dans l'esprit complexe de Kurzweil. À part cela, le reste de l'O.S. est bien pensé et il faut saluer les efforts de l'équipe de développement dans ce domaine. Autrement dit, le PC2 évolue par rapport aux autres membres de sa famille, mais la maturité n'est pas encore tout à fait au rendez-vous.

Et les sons dans tout ça ?

La qualité des sons chez Kurzweil sonne un peu comme un pléonasme ! Depuis quelques années (et plus précisément depuis la sortie de la gamme K2500), la qualité des timbres, autrement dit des formes d'ondes échantillonnées, complétée par une synthèse évoluée, n'est plus à démontrer. Les pianos, qui démarrent une série de 120 programmes d'usine, font preuve d'un réalisme étonnant, les basses acoustiques et électriques sont des modèles du genre, et les cordes orchestrales, qui ont fait en grande partie la réputation de la marque depuis plus d'une décennie, sont présentes dans la palette sonore. Par contre, en écoutant et en jouant les kits de batterie, au-delà du réalisme saisissant de ces derniers (à l'exception peut être des charleys assez longues et bien fournies en transitoires), nous avons constaté qu'aucun des ensembles fournis ne correspond au standard GM. Il va sans dire que si un constructeur n'est pas tenu de respecter cette norme (d'autant plus qu'il n'affiche pas ce standard sur l'appareil), il est toujours désagréable de démarrer un travail avec une machine et de lancer une séquence pour s'apercevoir que le kit de batterie va de travers. Tempérons cela en se rappelant que nous avions le même problème avec les K2000 jusqu'au moment où un utilisateur zélé a fait circuler un programme à la norme... Signalons, en outre, que nous avons effectué ce test sur un des tous premiers modèles circulant en Europe, ceci expliquant peut-être cela. Toute la palette sonore est servie royalement par l'ensemble d'effets de la carte KDFX qui équipe d'origine le PC2 (comme le PC2X). Concernant ces traitements, vous pouvez vous reporter au test du K2600 du n° 141 où nous devisions longuement au sujet de ce module.

Achetez-vous un break !

Bon, si nous comparons ce Kurzweil à des modèles antiques comme les Yamaha CP70 et 80, ou encore les Fender Rhodes, il est sûr qu'un effort considérable a été fourni par le constructeur américano-coréen. Maintenant, transporter ce type de clavier relève de la performance et je souhaite du courage aux futurs possesseurs du PC2X ! Mais il faut choisir, entre la qualité d'un clavier lourd bien pondéré, une banque sonore aussi à l'aise en studio que sur scène, le sérieux de la fabrication (récent chez ce fabricant) et les petits désagréments de transports occasionnels. Nul doute que les services rendus par les PC2 et 2X feront vite oublier les problèmes lombaires. Blague à part, ce clavier est aussi la réponse de Kurzweil aux détracteurs de la marque qui brandissaient comme argument la complexité d'utilisation (un peu vraie toutefois...) de ses appareils. Le PC2 prouve que l'on peut faire simple tout en proposant une qualité bien au-dessus de la moyenne et concilier clavier de contrôle, piano numérique et synthé presets, le tout agrémenté d'effets, sans que cela se transforme forcément en usine à gaz !

IN

La qualité du son, les efforts de simplification, la qualité du clavier, les extensions, la sortie numérique de 16 à 24 bits, bonne pédale sustain fournie.

OUT

Le poids, l'adaptateur secteur, le contrôleur à ruban en option.

CMDM .

Tags:

retour à la page précédente

Commentaires
Vous devez vous identifier pour émettre un commentaire. (formulaire en haut de page)
 
KEYBOARDS RECORDING est un magazine de Roularta Media France - Mentions légales - contact
- Habillage:

Partenaires: Guitar Part - Ciné Live