MindPrint ne cesse de nous étonner avec des produits simples, bien pensés et très accessibles financièrement. Destinés tout spécialement au public home studio, le Di-Port ne déroge pas à la règle et s'intègrera parfaitement à un environnement audio/numérique.
L'avènement du tout numérique ne va pas sans poser quelques problèmes d'adaptation à un certain nombre de nos périphériques de studio et nous sommes de plus en plus à la recherche de ces petits boîtiers assurant la liaison entre deux mondes bien distincts.

Présentation
La face avant propose une paire d'entrée mixte XLR/jack sur les mêmes prises. La prise XLR acheminera un signal micro tandis que le jack s'occupera des niveaux ligne. Ces entrées sont complétées par un réglage de gain associé à deux leds de contrôle. Deux interrupteurs autorisent respectivement le choix des entrées entre face avant et arrière, et la commutation de l'alimentation fantôme 48V pour micro. Enfin, la partie droite de
la face avant accueille un potentiomètre de mixage entre les sources analogiques et numériques se présentant aux entrées idoines, une prise casque et un bouton de volume général. La face arrière est très complète
elle aussi : on y trouve un monitoring de sortie avec une prise jack stéréo 6.35 et une paire de prise RCA, une sortie mixte D/A et une entrée/sortie numérique S/PDIF aux formats coaxial et optique. Cette section est complétée par un switch de sélection 44.1 kHz ou 48 kHz (choix possible uniquement dans le cas de conversion A/D, sinon, le Di-Port se calera sur la fréquence numérique détectée aux entrées). L'autre interrupteur correspond au choix d'horloge, à savoir qu'en position Master, le Di-Port se calera sur son horloge numérique interne, le mode Auto laissant la priorité au signal numérique entrant. Enfin, nous trouvons une paire d'entrées analogiques RCA.
Utilisation
Assez vaste le champ d'utilisation de ce boîtier, me direz-vous ? Et bien oui ! Dès les premières manipulations sur l'appareil, on se prend au jeu de «Et si je branchais ça là... Tiens, je vais remplacer mes convertisseurs de carte audio par le DI-Port... Et un petit coup de conversion pour mon synthé,...». Les applications ne manquent pas et la simplicité de mise en ?uvre accentue ce côté «couteau suisse». Et puis, n'oublions pas la cerise sur le gâteau : le Di-Port travaille totalement en 24 bits ! Ceci lui permet, par exemple, de se substituer aux convertisseurs d'une carte audio pour PC ou MAC. Pour cela il suffira de se connecter aux entrées/sorties numériques de cette carte et de lui offrir, pour l'occasion, des convertisseurs de bonne facture. Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres et, que ce soit pour convertir des signaux analogiques ou améliorer un système numérique existant, le Di-Port s'acquitera de ces tâches sans sourciller. La qualité des convertisseurs est à la hauteur des espérances et respecte parfaitement le spectre du signal d'origine. On pourrait juste regretter que la conversion ne travaille qu'à 48 kHz, le 96 kHz aurait été le bienvenu.
En somme
Voilà un boîtier bien pratique et fort bien pourvu côté interface. Les utilisations sont multiples et cet appareil devrait logiquement trouver sa place auprès des stations infor-matiques musicales mais aussi dans une chaîne incluant des DAT, MD, etc. Une nouvelle approche du home studio en 24 bits !
IN
Le format, la qualité des convertisseurs, les applications multiples
OUT
Pas d'AES/EBU, une led de contrôle et un interrupteur d'alimentation en face arrière, pas de 96 kHz
CMDM
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