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Carte USB et O.S.V.2 pour AKAI S5000/6000

Article paru dans Keyboards/Home Studio n°149

01 janvier 1987

TRÈS ATTENDUE, LA CARTE USB POUR LES S5000/6000 TIENT SES PROMESSES ET TRANSFORME RADICALEMENT LA FAÇON DE TRAVAILLER AVEC CES SAMPLEURS DÉJÀ PERFORMANTS. AJOUTEZ À CELA LA NOUVELLE VERSION DE L'O.S. (NÉCESSAIRE POUR UTILISER CETTE CARTE) ET VOUS OBTIENDREZ LE DUO GAGNANT DE LA FIN DE L'ANNÉE !

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Les toutes premières impressions à propos de cette carte durant les conventions étrangères et locales où nous avons pu la voir, n'ont pas été très justes, le réflexe initial étant de simplement constater que nous allions pouvoir connecter les S5000/6000 à l'ordinateur... Et après? Eh bien, c'est en l'utilisant que tout prend forme, et il s'agit là d'un changement important dans notre comportement au travail (musical bien sûr). Comme quoi les bancs d'essai ne peuvent être simulés et doivent impérativement s'exercer in situ.

Installation

A priori, c'est un jeu d'enfant... Enfin presque! Installer la carte USB demande simplement de savoir jouer du tournevis; nous avons une petite dizaine de vis, si on compte l'entretoise qui protège les cartes. Si vous possédez un Mac, attention à ce qui va suivre ! Les récentes gamme d'Apple ne de vis, si on compte l'entretoise qui protège les cartes. Si vous possédez un Mac, attention à ce qui va suivre ! Les récentes gamme d'Apple ne possèdent plus de lecteur de disquettes... Or l'O.S. v. 2.0 du S6000 (celui de notre test) est fourni sur le CD-ROM accompagnant la carte (on peut aussi télécharger sur le Web). Vous me suivez? Comme il faut le nouvel O.S. installé dans le S6000 pour détecter la présence physique de la carte USB, on se demande comment préparer une disquette Système quand on n'a pas de lecteur... Alors, on appelle son collaborateur favori (... Merci Bruno!). Tout ça pour dire que c'est le crocodile qui se mord la queue et qu'il faut impérativement avoir une disquette de l'O.S. v. 2.0 avant de se lancer dans l'aventure! Qu'on se le dise. /medias/khs/149/article-1073/akai_s5000_6000_2.jpg Bon, une fois tout cela résolu et le cordon USB connecté de part et d'autre, il suffit de copier les dossiers présents sur le CD-ROM sur votre HD interne. Pensez à vérifier que vous avez bien le driver idoine dans le dossier Extension (pour les Mac, version 1.21, d'office depuis la 9.0, en option sur les 8.6 ), histoire que le protocole soit bien établi. Ensuite, il n'y a qu'à lancer l'application!

Qui fait quoi ?

En fait, dès lors qu'on a installé correctement tout le Système, on se demande bien à quoi pourrait servir la télécommande du S6000 ! Disons que nous pouvons dégager clairement plusieurs applications possibles. Tout d'abord, les possesseurs de S5000 vont être ravis: cela va les changer d'aller pianoter sur la face avant de leur bécane! Ensuite, viennent les accros de l'informatique: eh bien, ils retrouvent leur écran 22 pouces Cinema Display favori (je blague!). Pour les aficionados du travail nomade, on peut imaginer un iBook avec un S5000, histoire de se balader dans les studios avec LA station sampling du moment. Et puis, il y a les nostalgiques des Synclavier et autres Fairlight qui rêvent encore de ces méga stations, ou encore ceux qui auraient eu la chance de voir (en vrai), ou de lire, des infos sur le studio BellX 1 de Gilbert Courtois (tableau de bord de Boeing composé de «n» S1000 à l'époque), ceux-là pourront mettre les S5000/6000 en réseau, USB oblige! Et là, nous n'avons pas encore évoqué la capacité de browser du logiciel, c'est-à-dire la possibilité de se lancer dans du classement thématique des banques de sons, programmes, samples... Autant dire que cette petite carte accompagnée d'un logiciel presque anodin devrait être fournie d'origine avec les «S» d'Akai ! Cela nous amène une autre réflexion: pourquoi ne pas lancer un modèle, à l'image du 1100 EX par exemple, qui serait quasiment dépourvu de face avant et qui, à moindre coût, compléterait efficacement un modèle standard, le tout piloté par le soft de la carte USB? En effet, n'oublions pas que le protocole USB permet la connexion de 63 unités périphériques (en théorie, bien entendu !). D'un point de vue pratique, cela permettrait donc de décupler la mémoire vive, la polyphonie, etc.

Avantages et inconvénients

Nous venons déjà de citer dans le paragraphe précédent quelques avantages d'importance, mais il y en a encore bien d'autres, comme le fait que nous sommes en présence d'un programme évolutif... La visualisation des paramètres est un bonheur et vous pouvez choisir entre différentes présentations (aquarium, vintage, etc.) via le menu contextuel dans chaque fenêtre principale. /medias/khs/149/article-1073/akai_s5000_6000_3.jpg Il est aussi possible de repasser sur le «front panel» du sampleur et d'y retrouver ses habitudes. En revanche, les limites de l'ak.Sys (c'est le nom du soft) sont atteintes dès que l'on veut s'attaquer à la gestion des mémoires de masse puisque celles-ci sont absentes du champ d'investigation de l'USB! Bon, après discussion avec Akai, il semble que ce problème soit à l'étude; prudence. Donc, on ne gère à l'écran que ce qui est en mémoire vive, à la manière d'Alchemy en son temps. C'est un peu décevant quand on pense à ses dizaines de banques sur disque dur et à tous ces CD-ROM qui s'entassent... Vous imaginez, les charger une par une (les banques) pour les répertorier, etc. Un autre inconvénient consiste en l'obligation de choisir un éditeur d'échantillons externe à l'application elle-même... C'est-à-dire que ce que nous faisions directement dans le sampleur n'est ici pas possible (pour l'instant) et nous devions identifier, pour toute opération d'édition, un logiciel de notre choix qui s'ouvrira d'un double clic, sur un sample par exemple.

Conclusion

À l'évidence, cette carte USB et son application l'ak.Sys., va renouveler l'intérêt autour des sampleurs S5000/6000. Une fois de plus, cette famille d'appareils se trouve intimement liée à la plate-forme informatique. On l'avait constaté avec les applications de Gallery Software dédiées aux échantillonneurs E-mu, et bien Akai va plus loin en transcendant le MIDI et son sempiternel SysEx, faisant transiter ce dernier par l'USB nettement plus rapidement et de façon plus fiable. Nous avons noté quelques défauts de jeunesse qui, nous l'espérons, attireront l'attention du constructeur. Cela dit, à ce prix-là (995FTTC), il ne faut pas hésiter un instant !

IN

L'interface USB très rapide, la simplicité d'emploi, le design évolutif du logiciel, la possibilité de mise en réseau, les mises à jour futures du Système avec l'O.S. Loader, les services rendus !

OUT

Pas de gestion des disques, pas d'éditeur, pas de disquette avec l'O.S. 2.0 fournie (il est sur le CD-ROM).

CMDM .

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