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Access Virus indigo

Article paru dans Keyboards/Home Studio n°158

01 janvier 1987

APRES QUELQUES MOIS DE COURSE POURSUITE, NOUS AVONS ENFIN PU TESTER LE VIRUS INDIGO ! UN ÉTONNANT SYNTHÉTISEUR QUI RENOUE AVEC UNE CERTAINE IDÉE D U CLAVIER TOUT EN JOUANT LA CARTE DE LA MODERNITÉ...

Ces dernières années, la société germanique Access n'a eu de cesse de décliner son modèle fétiche, le Virus, entre rack, surface de travail et clavier. Mais l'Indigo se distingue singulièrement, même s'il emprunte le moteur du premier. Comme nous parlons ici de machines numériques, ou à modélisation si vous préférez, il est possible d'admettre le principe qu'un algorithme bien fait peut se décliner en différentes approches. Ce qui changera donc, ce sont les commandes, la philosophie de la surface de contrôle, le clavier, etc. Dans ce domaine, il semble qu'Access soit à l'aise et très au point, au vu du succès rencontré par les modèles précédents.

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Présentation

Compact avec ses trois octaves seulement, l'Indigo séduira les musiciens nomades ou les possesseurs d'un home studio «tout informatique» désireux d'accéder à un clavier performant et peu encombrant. 32 potentiomètres rotatifs ornent la face avant, accompagnés de 30 switches de sélection et d'une soixantaine de LED ! S'y ajoutent les traditionnelles molettes de modulation et de pitch et un écran rétro-éclairé. En face arrière, les six sorties individuelles renforcent l'aspect multitimbral de l'Indigo, et deux entrées autorisent le le traitement via le module d'effet interne - on en profitera pour s'amuser avec le vocoder. Deux entrées supplémentaires pour pédales complètent cela, sans oublier l'incontournable interface MIDI. La prise casque, elle aussi, est en face arrière... Mais l'ergonomie reste le maître mot de ce genre de clavier, compact et bien dimensionné. L'ensemble des commandes sont disposées clairement et chaque switch d'accompagnement correspond à la zone concernée. Donc acrobaties inutiles ! L'écran, d'un bleu... indigo (?), renseigne correctement l'utilisateur, avec pour seul petit reproche ses petites dimensions - comme sur nombre des produits concurrents, soyons justes.

Utilisation

L'Indigo fait partie de ces synthétiseurs pour lesquels il n'est pas besoin d'ouvrir le mode d'emploi pour s'en servir ! La face avant est très claire et, à moins d'être totalement novice en synthèse soustractive (analogique), les paramètres restent très explicites. Lors des manipulations, l'utilisateur sent très vite que le moteur est largement dimensionné et les effets «d'escalier», comme on pouvait les entendre il y a quelques années sur les modèles recourant à la modélisation, passent vraiment pour de l'histoire ancienne. Le clavier est très agréable et on se prend presque à regretter qu'il n'existe pas plus de synthés en trois octaves ! Cela rappelle des appareils qui ont marqué leur époque avec de petits claviers : Korg MS20, Sequential Circuits SixTraks, Minimoog, etc. Ici, la philosophie est un peu la même et on sent bien l'influence de ces productions passées. La puissance des effets internes et la multitimbralité ne déçoivent pas, hormis peut-être certains traitements un peu bruyants... Trois oscillateurs permettent un travail en finesse et un quatrième peut venir compléter l'ensemble, avec comme seule restriction, une diminution de la polyphonie (de 24 à 18 voix).

Et alors ?

L'Indigo complète (et clôt ?) la série des Virus en reprenant le même moteur que ses aînés. Ce qui le distingue des autres sera surtout physique : l'esthétique générale, la configuration clavier, l'accès en face avant. Certains constructeurs (Roland en tête) ont depuis longtemps joué la carte de la déclinaison et c'est tout naturellement que d'autres, plus jeunes, se mettent à l'ouvrage. L'Indigo tient donc ses promesses. Au chapitre des regrets, signalons une production au comptegouttes qui occasionne, en France notamment, une longue liste d'attente et les livraisons se font attendre. C'est aussi cela la rançon du succès pour une entreprise qui, somme toute, reste assez artisanale... Ce synthétiseur n'en sera que plus recherché et trouvera forcément sa place en home studio, sur scène. Il y a fort à parier qu'il devienne petit à petit le modèle le plus intéressant de la gamme Virus.

IN

La puissance sous le capot, l'ergonomie, le look.

OUT

Un air de déjà vu (les sons), la finition de certains modèles.

CMDM .

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