PMI AUDIO GROUP, SOCIÉTÉ CALIFORNIENNE QUI A PRÉSIDÉ À LA MISE SUR LE MARCHÉ DES PRODUITS JOE M EEK, RÉCIDIVE AVEC UNE GAMME DE 6 MICROS ÉLECTROSTATIQUES FABRIQUÉS EN CHINE ET DESTINÉS À CONQUÉRIR LE MARCHÉ OCCIDENTAL.

Ces microphones Studio Projects sont fabriqués en Chine par 797 Audio, sous licence du groupe PMI audio. Simple, non ? Cette gamme de 6 micros statiques se décompose en 2 : B1, B3 et TB1, d'une part et C1, C3 et T3 d'autre part. Les derniers de chaque série intègrent chacun un tube double triode de type 6072, trié en performances à la main, cet effort louable garantissant une bonne reproductibilité des caractéristiques d'un tube à l'autre, et donc d'un micro à l'autre ; le TB1 et le T3 disposent chacun d'une alimentation séparée, soit 6,3 volts pour le filament et 200 volts pour la tension de plaque des tubes. Les autres microphones se dotent d'une électronique à transistor à effet de champ (FET).
Secrets de chine
Justement, il n'y en a pas, jugez plutôt. Nous n'allons pas nous étendre sur le coût de la main d'oeuvre en Extrême-Orient, quel que soit le régime politique en vigueur : Keyboards/Home Studio ne saurait empiéter sur les lignes éditoriales des hebdomadaires politiques. En revanche, du point de vue de la technique de fabrication, un certain nombre de remarques expliquent sans peine l'apparition d'une telle gamme de microphones appelés à un beau succès, car les recettes qui les composent ont déjà fait leurs preuves : tombé dans le domaine public depuis longtemps, le brevet des cellules électrostatiques microphoniques à diaphragme de 1 pouce, en mylar, recouvert d'une mince pellicule d'or et d'une épaisseur comprise entre 3 et 6 μm n'a plus de secret pour personne... Il devient donc courant, sinon banal, de retrouver les mêmes cellules dans toutes les marques ; je n'ai pas parlé des mêmes cellules dans tous les pays, justement pour ne pas empiéter sur les sujets des hebdos politiques. Sur les 6 micros testés, 3 d'entre eux possèdent un double diaphragme : en jouant sur les polarisations des deux membranes électrostatiques, on obtient donc des modifications de la directivité : on passe donc d'un diagramme polaire de forme cardioïde, à un omnidirectionnel ou à une figure de 8. Le TB3 dispose, en plus, de 3 autres positions intermédiaires. Esthétiquement, ces microphones à la finition absolument irréprochable s'inspirent largement du design d'un U-47, qui n'est pas un sous-marin s'apprêtant à torpiller cet article, laissons cela aux hebdos politiques qui publieront un démenti de la Kriegsmarine.

Electronique
Comme vous pouvez le distinguer sur la photo, l'agencement interne optimisé traduit une fabrication hautement professionnelle : circuit imprimé sur verre epoxy avec pistes épaisses, composants triés en performances sur les éléments actifs, comme les transistors et les tubes, et de tout premier choix pour les passifs, comme les résistances à couche métal à tolérances serrées et des condensateurs non polarisés au polypropylène...
Le son
Parler de la restitution sonore de cette gamme de microphones nécessiterait au moins un brelan de page. Tout concourt à la précision dans les timbres, au respect de la dynamique, y compris pour les deux micros à tubes, admettant cependant une pression acoustique légèrement moindre que leurs homologues à transistors. Le taux de distorsion des TB1 et T3 se cantonne à des valeurs très acceptables, malgré la présence d'un transfo de sortie... Cela explique sans doute leur niveau de sortie, inférieur à ceux des autres micros. La haute qualité sonore est au rendez-vous, et les prix extrêmement compétitifs de ces nouveaux micros vont semer un vent de bonheur chez les ingénieurs du son et les home studistes, tout autant qu'un vent de panique chez les constructeurs directement concurrents ou institutionnels. Cela, personne ne le démentira.
IN
Le son, les caractéristiques de ces micros, leur finition irréprochable, l'effet de gamme à des prix très abordables.
OUT
Vraiment rien, rien de rien, non, je ne regrette rien.
Philippe DAVID .