SI LE PROCÉDÉ DE SYNTHÈSE ADDITIVE N'EST PAS NOUVEAU, DOUTE QUE LE CUBE RENOUVELLE LE GENRE AVEC BRIO ! ENFIN UN SYNTHÉTISEUR VIRTUEL QUI SORT DES SENTIERS BATTUS, SANS POUR AUTANT ALLER IMAGINER QUE L'UTILISATEUR EST LE PETIT FILS D'EINSTEIN...

Longtemps considérée comme un mode de synthèse original mais difficile à manier, la synthèse additive s'est matérialisée sous la forme de PPG, Kawai (K5 puis K5000), Technos d'Axxel, Neuron, etc. Autant de synthétiseurs qui ont marqué leur époque et signé quelques sonorités des plus reconnaissables. Seulement, le hic, c'est surtout la programmation, car il faut bien se rendre à l'évidence : la synthèse additive, c'est pas si simple !
Ergonomie sinon rien !
Coup de maître de la part de l'équipe de Virsyn ! Rappelons que l'un des principaux problèmes rencontrés par la synthèse additive, c'est le calcul temps réel qui exige beaucoup de puissance. Compte tenu de l'évolution des processeurs de stations informatiques, l'idée logicielle est sans doute la mieux adaptée. Et plutôt que d'adapter les enveloppes à chaque harmonique, l'idée réside dans la possibilité de «morpher» les dites harmoniques associées aux paramètres de quatre sources sonores. En utilisant deux enveloppes multi-segment combinées à un axe XY et une enveloppe de volume, le résultat est à la fois instantané et puissant. Une bonne organisation de présélections facilite grandement la tâche de l'utilisateur.

Palette sonore
Au fond, la présentation du logiciel s'apparente à une palette de peintre, avec les quatre modules, ou sections, répartis autour du noyau central, où l'on visualise soit les courbes X et Y, soit quelques pages d'édition des sources, celles des effets, ou encore le mode Setup dans lequel on règle la multitimbralité du Cube.

Conclusion
Voilà qui réconcilie avec la synthèse additive (pour ceux d'entre vous qui auraient été fâchés avec). Bien que le type de timbres très particulier que développe le Cube ne le destine pas forcément à n'importe quel style musical, je me suis prêté à un petit jeu qui consistait à mélanger différentes sonorités du Cube avec un environnement musical complexe. Le résultat ? À chaque fois le Cube a apporté un vrai «plus» en procurant des textures réellement jouables, en faisant ressortir des mélodies, etc. En somme, il a trouvé naturellement sa place dans une production en cours. Efficace ? Sans aucun doute !
IN
L'ergonomie, le son, l'originalité.
OUT
La puissance exigée.
CMDM .