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DIGITRACK cellule DJ

Article paru dans Keyboards Recording n°212

01 octobre 2006

Ortofon dispose d'une réelle expérience en matière de développement de cellules haute performance. C'est ainsi qu'en 1918, deux ingénieurs (Alex Patersen et Arnold Poulsen) fondent The Electrical Fonofilm Company A/S, qui deviendra Ortofon par la suite. Ils s'intéressent tout d'abord à la réalisation de bandes-son synchronisées à l'image pour le cinéma naissant, puis ils vont vite s'orienter vers la hi-fi en développant des cellules. Les technologies évoluant, voici la marque devenue incontournable dans le domaine des platines vinyles. Saluées par les DJ du monde entier, les cellules d'Ortofon ont été adoptées par une gamme d'utilisateurs variés aussi bien dans le hip-hop que dans l'électro. D'ailleurs, certains ont même développé conjointement avec la firme des modèles signatures, comme notre DJ national Q-Bert.

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SCRATCH ET MP3

Dans le domaine des cellules DJ, il faut considérer deux familles distinctes. D'une part les modèles OM à monter puis à raccorder, et d'autre part les modèles CC, des cellules monobloc à enficher directement sur un bras en S. La dernière-née au catalogue Ortofon, Digitrack, se destine au mixage de vinyles codés, permettant même de faire du scratch. Depuis quelques années, une nouvelle révolution dans le monde du mixage s'est opérée. Avec des solutions de plus en plus puissantes comme le FinalScratch de Stanton, le MixVibes DVS ou le système Serato Scratch Live, de plus en plus de DJ diffusent des fichiers audionumériques et les mixent à partir de vinyles spéciaux, codés et contrôlés par un ordinateur. Le modèle de cellule que nous avons eu à tester est de type CC mais existe également en modèle OM.

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La cellule se présente dans un luxueux coffret en aluminium gris argenté. La Digitrack est rouge, avec un diamant monté et recouvert d'un cache plastique. À ses côtés sont présents un deuxième diamant et une brosse pour le nettoyage. Le montage s'effectue simplement, en l'enfichant sur le bras de la platine vinyle. Les ingénieurs ont développé pour les vinyles codés une pointe sphérique stable bénéficiant d'un niveau de sortie élevé, soit 8 mV pour un niveau de sortie à 1000 Hz. La bande passante couvre une plage de fréquence de 20 Hz à 20 kHz, avec une réponse en fréquence de 20 Hz à 18 kHz. Lors du paramétrage du poids exercé par le bras sur le plateau, la Digitrack permet une gamme de force d'appui de 2 à 4 g mais la force d'appui recommandée se situe aux alentours de 3 g.

ULTIME SENSATION

Malgré sa vocation à fonctionner sur des vinyles codés, et donc à manipuler des MP3, la Digitrack dispose aussi d'une bonne aptitude au scratch. Le DJ adepte du turntablism n'est plus obligé de faire de concession. Sa stabilité et la faible usure du sillon en font un modèle spécifique qui risque fort de faire des émules avec le développement constant de ces solutions hybride.

Thierry Demougin .

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