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MPC500 station de production musicale

Article paru dans Keyboards Recording n°217

24 juillet 2007

Des générations de musiciens ont vu passer entre leurs mains les fameuses MPC du constructeur Akai, et bien des morceaux mythiques ont été préparés et programmés sur des illustres modèles 2000 et 3000. Que vaut ce mini-modèle ?

Si les lettres MPC, dans la série 2000, signifiaient MIDI Production Center, cette appellation intègre aujourd’hui un concept plus global : Music Production Center. Ainsi, la gamme Akai regroupe quatre produits, dont le modèle haut de gamme se nomme MPC- 4000PLUS (272 Mo de RAM, disque dur intégré de 80 Go et graveur CDRW, pour un prix de 2 666 euros). Puis arrive la MPC2500 (voir KR 205, séquenceur 64 pistes, dix sorties analogiques et E/S numérique, pour un prix de 1 777 euros). Ensuite vient la MPC1000 (séquenceur 64 pistes, quatre sorties analogiques et entrée numérique, pour un prix de 1 110 euros). Enfin, la MPC500 pour 666 euros, celle qui nous intéresse aujourd’hui. Mais redéfinissons tout d’abord le concept de la MPC. Le modèle 500 se présente comme une station de production musicale intégrant un échantillonneur qui déclenche les sons par l’intermédiaire de pads tactiles, sensibles à la vélocité. Il est ainsi possible d’établir des variations sonores en fonction de la force d’enclenchement des pads. Il possède 32 voies de polyphonie, tandis qu’un séquenceur MIDI offre ensuite la réalisation de séquences sur 48 pistes/16 canaux. Un multieffet intégré peut ensuite finaliser les sons et les compositions. La sauvegarde se fait sur Compact Flash et, bien plus pratique, sur un ordinateur par l’intermédiaire du port USB.

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PREMIÈRES CONSTATATIONS

Une fois sortie de son emballage, la MPC500 s’avère légère et compacte (27 x 17 x 5 cm), voire moins encombrante que le magazine que vous tenez entre les mains, mais toutefois bien plus épaisse. Idéal donc pour se déplacer en live, pour personnaliser un set DJ ou, tout simplement, pour composer n’importe où. Cet aspect autonome s’avère encore plus prononcé avec la présence d’un compartiment accueillant six piles AA (LR6). Cette MPC500 est donc destinée au nomadisme, sans toutefois faire l’impasse sur son intégration dans un home-studio. Ainsi, à l’arrière, on retrouve l’ensemble des connecteurs d’entrées/ sorties. Du côté de l’audio, les prises sont au format jack 6,35 mm avec une sortie casque, une sortie stéréo et une entrée stéréo que l’on pourra commuter aussi bien pour y brancher un microphone qu’un instrument au niveau ligne. On peut noter dès maintenant que, face à ses aînées, la MPC500, par sa taille réduite, perd huit sorties individuelles, la sortie S/PDIF et les entrées/sorties symétriques. Pour piloter et s’intégrer dans une configuration MIDI, la MPC500 bénéficie d’une entrée et d’une sortie MIDI. Un port USB est également présent pour assurer la connexion directe à un ordinateur afin de bénéficier du stockage direct sur disque dur. À noter que l’instrument offre la sauvegarde des échantillons sur carte Compact Flash, avec des formats allant de 32 Mo à 2 Go. Celle-ci est située en face avant, offrant une bonne accessibilité. On pourra également, pour plus de souplesse, augmenter la RAM de la machine. Pour cela, il est possible de lui adjoindre en option une carte d’extension de 128 Mo (EXM128 format Akai) permettant d’augmenter la durée de sampling initial. Pour se donner une idée de la capacité d’échantillonnage, signalons que la durée de sampling est de 136 s en mono avec la mémoire de 16 Mo interne et peut monter à 24 min et 28 s, toujours en mono, sur la carte de 128 Mo.

L’ENVERS DU DÉCOR

L’allumage se fait par l’intermédiaire d’un bouton marche/arrêt habilement conçu, sous la forme d’un petit poussoir situé à l’arrière de la machine. Ce placement évite l’appui involontaire lors d’une séance de travail. Une fois allumée, la MPC500 affiche l’ensemble de ses informations sur un écran LCD à fond bleu, contenant deux lignes de seize caractères chacune. On se déplace dans cette zone, découpée en blocs d’informations précises, par l’intermédiaire d’un pavé de déplacement (Cursor) à quatre directions. Puis, une fois sur la fonction à modifier, le potentiomètre Data permet de visualiser rapidement toutes les possibilités proposées. On distingue également, à l’arrière de l’appareil, un interrupteur permettant d’éteindre l’afficheur LCD afin d’économiser l’autonomie des piles (Backlight). Tous les boutons, curseurs, potentiomètres se trouvent sur le plateau de contrôle de l’instrument. On remarque immédiatement les douze pads tactiles qui permettent le déclenchement des sons. Et il ne faut pas se tromper, car leur numérotation commence en bas pour se terminer en haut, proche de l’afficheur. Les pads sont immédiatement programmables et aident à la configuration grâce à une série de vingt-huit boutons situés à droite. Parmi eux, on retrouve les boutons de commande de sélection de banques qui sont au nombre de quatre, de A à D. Quant aux divers autres boutons, citons le Tap Tempo offrant de définir manuellement un tempo par pression, le Timing Correct qui permet une quantisation de la track, le Metronome avec sa page de paramétrage ou bien le bouton Numeric qui transforme les pads en clavier numérique. Tout en bas, se situe le pavé de commande offrant la lecture et l’arrêt, mais également l’enregistrement (mode normal ou Overdub). Une combinaison de touches (Play + Rec) déclenche un enregistrement effectif. Sur la gauche de la machine, on retrouve le potentiomètre de volume et de gain, ainsi qu’un curseur Q-link déjà présent sur les modèles antérieurs, qui, une fois assigné à un paramètre (Filter, Tune, Level), modifiera le son en temps réel.

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1, 2, 3, SAMPLEZ

L’enregistrement d’un son se fait facilement, en raccordant un microphone dynamique ou un lecteur quelconque à l’entrée analogique. Il suffit ensuite, via la touche Mode, de se positionner sur un pad puis de déclencher l’enregistrement via le bouton Rec. De nombreuses options pour le sampling sont disponibles, comme calibrer un seuil de déclenchement, choisir un format mono ou stéréo, sélection ner un monitoring, etc. Une fois enregistré et mis en boîte, il convient de l’éditer afin de définir les points d’entrée (Start) et de sortie (End), mais également la mise en boucle (Loop). Une fois le son nommé via le pavé de déplacement « Cursor », d’autres niveaux d’édition sont disponibles comme la normalisation ou le time stretch. Chaque pad étant sensible à la vélocité, il est possible d’empiler jusqu’à quatre échantillons sous forme de layers. On peut distinguer, pour la reproduction, la lecture du sample en mode One-Shot ou bien en mode Note On, c’est-à-dire avec asservissement du sample par la pression du doigt. Côté effets, cette MPC dispose de deux générateurs d’effets stéréo sous les noms de FX1 et FX2, et un module Master avec EQ 4 band et Compresseur. On retrouve des effets stéréos classiques comme Chorus, Flanger, Bit Grunger, Phase Shifter, Tremolo, Flying Pan, Reverb, Delay… Plusieurs utilisations seront accessibles comme l’affectation à un pad précis. Pour réaliser des compositions entières, direction le séquenceur, qui dispose de 48 pistes et 16 canaux. Il pourra contenir un maximum de 100 000 notes et la résolution est de 96 ppqn. Parmi les généralités, indiquons que le nombre de séquences accepté est de 99, le nombre de Song (arrangement de séquence) de 20, et une Song accepte jusqu’à 250 pas. Un mode Step Edit offre, au final, de peaufiner la séquence. Akai a, bien entendu, fait attention à une compatibilité descendante, permettant ainsi de travailler avec des données issues de la série MPC1000 ou MPC2500. À l’utilisation, la MPC500 est puissante et ergonomique mais, certes, il faudra tout d’abord se plonger dans les deux documentations pour tirer au mieux parti de la machine. Toutefois, il est regrettable que le manuel utilisateur, de plus de cent pages, soit livré entièrement en anglais. Pour les non-anglophones, il faudra se rabattre sur un manuel de démarrage rapide en une dizaine de pages.

Thierry Demougin .

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