Logo de Keyboards Recording
      S'inscrire

Filtres: Downloads Artistes Studio des potes Banc d'essai News

Media Box

Roger Sanchez, «Mon histoire musicale»

Article paru dans DJ Style n°11

16 août 2007

Roger Sanchez, «Mon histoire musicale»

Le DJ, plus que tout autre musicien, est forgé par sa culture musicale. Roger Sanchez se découvre en livrant ses influences majeures dans un double CD, Choice. Une manière comme une autre de raconter sa vie...

DJ Style : Comment est née l'dée du projet Choice ?

Roger Sanchez : Je souhaitais donner aux gens qui apprécient mon travail des témoignages de mes influences et de mon histoire musicale. Quand le projet s'est présenté, c'était le bon moment. Ça a vraiment été fantastique de pouvoir faire un album sur mes racines musicales. J'ai été honoré qu'on me l'ait demandé et j'ai ressenti beaucoup de plaisir à rassembler tous ces morceaux. Je suis aujourd'hui capable de regarder derrière moi et de voir comment la dance music a évolué. Je peux également maintenant analyser de quelle façon moi aussi j'ai évolué. C'est intéressant de remonter le temps et de souligner comment tout cela a démarré.

/medias/djstyle/1/artistes-1539/RSANCHEZ1.jpg

Tes influences musicales sont larges. Qu'est-ce qui te reste de ton héritage dominicain, de tes années passées dans le Queens à New York ?

Incontestablement, c'est tout ce qui provient de la breakdance. Des trucs que j'ai vécus, des choses qui m'ont touché étant petit et, bien sûr, de nombreuses influences latines. Finalement, les choses qui me font avancer aujourd'hui. Le CD 1 s'inspire de ce que mes parents et amis m'ont fait découvrir musicalement : des tas de choses. Tandis que le CD 2 reflète les sons que j'ai dénichés en fouillant dans les magasins de disques et ceux que l'on entendait dans les clubs, à l'époque. J'ai écouté et j'écoute toujours beaucoup de musique. De tout, du hip-hop au rock, en passant par le chill out, et les groupes électroniques indépendants. J'ai bien aimé Cee-Lo dans sa période antérieure à Gnarls Barkley, Sade, Common, Lily Allen, Badly Drawn Boy et The Killers...

Comment s'est réalisée la sélection ? A-t-il été difficile de choisir les morceaux par rapport aux artistes et aux maisons de disque ?

Ça a été très dur d'établir une sélection finale. Je ne pouvais, bien sûr, pas mettre tous les morceaux que je voulais. Ça a été compliqué de retrouver quelques-uns de ces vieux bijoux. Mais aujourd'hui, je suis satisfait de ce que j'ai accompli. J'ai choisi le son de ce qui m'a inspiré et de ce que j'ai le mieux connu.

Dans Choice, tu as réalisé six remixes, peux-tu expliquer ton choix ?

Le choix de The Loose Joints a été évident, par rapport à mon single « Luv Dancin ». Les autres ont été choisis pour en faire des versions plus jouables que ce qu'elles étaient à l'origine. J'ai remixé beaucoup de choses dans mon travail. Mais dans tout ce que j'ai fait, mes préférences vont directement à la soul. Je serais même capable de payer pour remixer Sade !

Si l'on te demandait tes cinq morceaux préférés issus de Choice, lesquels choisirais-tu et pour quelles raisons ?

En premier « Is It All Over My Face » de Loose Joints, une inspiration de mon premier succès « Luv Dancin ». Puis, en second, « The Mexican », de Babe Ruth. Ce morceau me rappelle le temps de mes battles de breakdancing, quand j'étais adolescent. Troisièmement, ce serait « Mt. Airey Groove » de Pieces of A Dream. C'était énorme ! Ça me ramène à l'époque où j'ai commencé à sortir dans les Roller Discos. En quatrième position, je choisirais « House for All », des Blunted Dummies. Ce fut un hymne important lors de mes premières sorties en club. Puis en dernière place «Work it to The Bone » de LNR. Pour moi, le début de la tribal house...

Possèdes-tu un home-studio ? Et de quel instrument joues-tu ?

Je suis effectivement musicien, et je joue de la batterie et du clavier. Bien sûr, je possède un studio complet comprenant des tas de machines et de périphériques. Tout ceci me permet de réaliser un projet complet dans mon studio. Pour Choice, j'ai réédité plusieurs de mes morceaux, puis je les ai mixés et enfin j'ai édité l'intégralité du mix pour lui donner la durée appropriée à l'album. Le mixage final de l'album a été réalisé à la maison, dans mon propre home-studio.

/medias/djstyle/1/artistes-1539/RSANCHEZ2.jpg

Pendant tes DJ set, quel matériel utilises-tu en soirée ? Es-tu adepte des vinyles, des CD, du laptop ?

Tu sais, pour moi l'essentiel est de mixer sur CD. Qu'importe le format. Ce n'est pas important. Ce qui compte, c'est surtout ce que tu peux en faire avec.

Quels sont tes projets ?

En 2007, j'ai l'intention de me concentrer sur l'écriture de morceaux pour différents artistes. Je vais également réaliser de la musique originale pour quelques projets cinématographiques... Et, bien sûr, toujours travailler sur mes projets personnels et mes diverses collaborations.

On doit te voir bientôt à l'affiche du film Johnny Postal. Qu'attends-tu de cette expérience ?

J'avais déjà eu auparavant de petits rôles dans plusieurs films, il y a quelques années, et j'ai toujours voulu entrer dans cet univers. Lorsqu'on m'a proposé de figurer dans Johnny Postal, j'ai donc, bien sûr, accepté. On m'a demandé de jouer un petit rôle, le personnage d'un maquereau et dealer. On me verra aux côtés de Nick Turturro et Frankie Faison. Je travaille également sur la bande son en rapport avec le personnage. J'en composerai d'autres dès que les scènes suivantes auront été écrites. J'ai déjà composé pas mal de musique pour le cinéma. Par exemple, « Turn on The Music » figure dans la bande originale du long-métrage espagnol Yo Soy la Juani, du fameux réalisateur Bigas Luna, le même qui a créé le film d'art et d'essai Jambon Jambon, Las Edades de Lulù et Bilbao.

Et qu'en est-il de ton propre label, Stealth ?

Le label se porte bien maintenant, nous en sommes déjà à la réalisation du quarantième single. On entend partout mon album Come With Me et les nouveaux disques d'Afterdark marchent très bien. Nous avons commencé à travailler sur mon nouvel album, Release Yourself. On fait de plus en plus de choses, et nous sommes ravis de voir que tout cela fonctionne.

Tu produis également tes propres podcasts. En quoi cela consiste-t-il ?

Une grande équipe de producteurs et d'éditeurs collabore à mon émission radiophonique. Ce sont eux qui produisent les podcasts. Pour le moment, on en diffuse deux par mois et le nombre d'abonnés dépasse nos espérances ! Nous prévoyons 500 000 connexions en seulement deux mois, incroyable !

Thierry Demougin
Roger Sanchez Choice - A Collection of Classics (Azuli/Acoustic)
.

Tags:

retour à la page précédente

Commentaires
Vous devez vous identifier pour émettre un commentaire. (formulaire en haut de page)
 
KEYBOARDS RECORDING est un magazine de Roularta Media France - Mentions légales - contact
- Habillage:

Partenaires: Guitar Part - Ciné Live